19/10/2018

Être acteur de la mobilité du futur

transports publics genevois,genève,transports,mobilité,futur,véhicule autonomeL'exploitation d'un premier véhicule autonome ouvre à de nouvelles solutions de mobilité.

Les transports publics genevois (tpg) ont mis en service, officiellement le 17 septembre, un premier véhicule autonome sur leur réseau. Commentée, cette décision mérite d’être décryptée.

Le véhicule autonome représente certes une vitrine séduisante. Avec le bus électrique TOSA, il renforce le positionnement des tpg comme un acteur dynamique impliqué dans les nouvelles technologies. Cela ne saurait cependant justifier un tel investissement.

A la direction des tpg, il relève de notre responsabilité, en accord avec le conseil d’administration, d’anticiper les changements à venir. Dans cette perspective, nous avons la conviction que le véhicule autonome occupera une place grandissante dans le trafic à long terme.

La mise en service d’un premier véhicule autonome résulte de cette réflexion. Elle nous permet de découvrir un nouveau mode de transport. Elle ouvre sur un champ inédit de questions. Comment cette navette va-t-elle cohabiter dans l’espace public ? Quels seront ses modes d’interaction avec l’opérateur et les passagers ? L’acquisition de ces connaissances est essentielle pour notre entreprise afin d’appréhender l’avenir.

Le véhicule autonome nourrit aussi nos réflexions dans le cadre de l’avènement de nouvelles solutions de mobilité. Il ouvre des possibilités innovantes pour les dessertes locales à petite échelle. Le parcours de la ligne XA mise en service de Meyrin-Gare à Meyrin-Village - d’une gare CFF à une ligne importante du réseau de tramways des tpg - est le meilleur exemple.

Le véhicule autonome représente de plus une source de motivation et de fierté au sein de notre entreprise. Il permet d’impliquer nos collaborateurs et d’aborder ensemble les changements à venir.

Les premiers retours d’expérience que nous avons récoltés sur la ligne XA sont intéressants. Près de 50% des personnes interrogées estiment que les véhicules autonomes représenteront la majorité du trafic au-delà de 10 ans. Et 55% d’entre eux seraient montés à bord du véhicule même s’il n’y avait pas eu d’opérateur.

A quel horizon doit-on anticiper ces changements ? Il serait présomptueux de ma part de me livrer au jeu des prévisions. Par contre, il relève de mon rôle d’identifier les grandes tendances et de faire en sorte que les tpg y participent activement, tout en rappelant clairement que le cœur de notre métier reste aujourd’hui de transporter, dans nos véhicules traditionnels, plus de 600'000 clients chaque jour.

08:30 Publié dans Genève | Tags : transports publics genevois, genève, transports, mobilité, futur, véhicule autonome | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien-sûr que les véhicules autonomes sont non seulement révolutionnaires, mais seront bientôt disponibles sur la marché.

J'ai suivi le développement de la société Global-Eye et sa vente à la société Intel et l'implantation de sa technologie chez plus de 17 fabricants de véhicules, un succès sans précédent dans l'innovation technologique.

Il s'agissait d'un défit gigantesque, observer la route, prendre en compte les milliers d'obstacles potentiels, la connectivité entre les véhicules et l'anticipation des éventuels imprévus classés par ordre de priorités, l'implémentation d'algorithmes d'une complexité "diabolique", tout ça pour un prix quasi nul au regard de tant de défis.

Une vraie révolution contenue sur quelques millimètres carrés de silicium, de sable !

Écrit par : Corto | 22/10/2018

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